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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 00:31

VII - Suces en attendant un titre

Tes mimiques, tes excès, la mouvance de tes fibres,
ta musique... je te sais - carthésienne en roue libre -
quand tout comme le corail, sublime et farfelu,
tu étends fleurs d'entrailles en dialectes incongrus.

Quand tu chantes, je balance et relaie mes tourments,
toi, tu avances, devances mes plus moindres égarements...
saurais-je un jour l'apprendre, moi le cancre et le sot,
qu'on ne peut pas te prendre à tes propres tempos ?

Quand tu chiale et braille haut pour bien pauvres misères
et fait tremper l'ergot d'un glaive fort trop sévère...
le sais-tu que mon jeu, à tes humeurs bovines,
c'est regarder tes yeux à travers l'olivine ?

L'éclat de ton iris aux éveils agacés
où je joue de malice, par quelque pied glacé,
à raidir les cotons d'un dimanche mérité
en cruels glaçons à bons parages gl
issés.

Ce que j'aime, ma poule, c'est tremper tes cheveux
et tresser toute leur foule en mille rubans noueux,
je me veux ton mari sous les yeux attendris
d'une poignée de petits à venir de nos vies.

Ce bijou annulaire que je n'ose pas encore,
que je voudrais d'un fer froidi aux eaux d'aurores,
que je voudrai issu, bien que ce soit idiot,
des pierres les plus cossues et des feux les plus beaux.

Nous aurons bien peut-être à éprouver notre heure,
mais n'aurons pas fait tertres comme le disent ces moqueurs
et pour leurs mauvais rires, ne t'en effraie pas tant :
tu ne peux qu'embellir aux balaiements du temps.

Published by Jojo D.
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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 00:06

VI - A mon jeune vautour

 

Toi qui portes mes lettres, qui m'apprit leur amour,
renifles-nous, pédestres, comme on se peut cabourds :
quadrupèdes d'ogives ou du trottoir d'en face
n'ont lié que peu d'étrives que nos griots retracent.

 

Mais en fouillant un peu, au hasard des replis,
il fait toujours heureux de voir par les conflits
l'homme d'armes qui protège son ennemi du feu...
quand certains coeurs s'allègent aux colères des envieux.

 

Mûris aux tombes fécondes te conviant au doux estre,
loin des disgrâcieux mondes - bâtis tertres sur tertres -
où des odieux s'émondent au nom d'un dieu, d'un sceptre,
des galeries profondes de la grue d'un faux maître.

 

Ne porte pas ton nom au milieu de ton front,
gardes-le au plastron d'un jour choir à l'arpion.
Cherche l'instant de paix dans les brouillards épais
mais ne trime pas sans gants aux sentiers du printemps.

6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 16:54

"Nouvelle série de textes écrits pendant la période où ne plus fumer de shit à quelque chose qui dérange encore et où la tentation de refumer pèse toujours."

 

I - Nos voluptueux péchés

 

"Aux enclaves du féroce, esclaves et négriers

se partagent la bosse des appétits viciés...

pas de javas seulâbre aux éveils des brasiers :

vient le règne du sabre au détour d'un baiser."

 

Soyez certains, mon âme ne saurait lamenter

vos pénibles de femmes de par trop suppliciées,

de donzelles toutes épreintes des sucs de douces idylles

sur lesquelles mes empruntes n'ont rien de délébile.

 

Dans le sein des rognures le sang est appelé

- appelé aux ordures comme l'est le mauvais blé.

Angoissés et victimes, ils ne s'aiment que suppôts,

appesantis des crimes rétamant mon tempo.

 

J'aime à pousser d'une pique le sanglot et le cri,

leurs suints d'épileptiques où l'eau joint le rubis...

dans la merde et le sang, ce folklore délétère

se consomme en mêlant le cuir avec le fer.

 

"L'ordonnance des dieux a ceci de sérieux

qu'elle fait, nue de justice, la chienne et la sarisse...

je recrache les abbesses et les gitons fringants

et tiens l’œil de Gabès pour bien plus élégant."

 

Je n'éprouve aucun frein à châtrer le parlêtre

mais qu'il apprenne enfin la putain qu'il doit être...

il peut geindre en mille cors, alerter l'opinion :

ceci n'est pas son corps ni plus sa décision.

 

J'écrirai le déboire de ces fausses justines

qui n'ont plus de vouloir ni plus de patronyme...

licite, je leur prescrit quelques régals proscrits

mais usée ou startée : chaque magie peut tourner.

 

Un jour s'affranchiront les serfs de mon impôt,

comme le sang trahiront ceux qui veulent de leur peau :

car un plaisir ingrat est un plaisir conquis...

les mânes ne voient-ils pas quand déchante un impie ?

 

"Ce goût perdu du vice est une richesse prisée

des plus suaves génisses avides d'être brisées...

nos voluptueux péchés - tels des volailles mythiques -

reparaissent des bûchers frais comme un coup de trique."

7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 21:12

IV - Aux ruines de nos vieux mondes

 

    Bienvenue sur la terre, toi qui m’a fait parent,
    pardonnes mes mots amers, mes tons belligérants.
    Vois-tu : l’âme de tout homme, comme la tienne le sera,
    se voit sujette, en somme, à des diables sans lois.

 

D’ici : des voix planquées aux masses du vieux beffroi
dont le verbe grossiers ignore le long trépas.
L’homme est un plomb fébrile de percer tous endroits...
au lieu des imbéciles : l’héritage n’est pas roi.

 

Parmi des bouches abjectes, on revisite encore
ce petit goût infect des défaites indolores
à ceux qui n’ont qu’ivraies pour fleurir leurs ogives...
leur Jean-Foutre Godet peut les foutre en lessive !

 

Mon vieux monde n’est pas feu, mais il n’est pas gratuit :
on le découvre vieux en des votes éconduis.
La mort germe d’un tort aux théâtres trop sûrs
où les raisons du fort font un règne d’ordures.

 

Sois bienvenue, bambi, aux ruines de nos vieux monde :
le rêve est un répit quand la bête est en ronde.
Apprends, cher nourrisson, qu’aux lacets de tous pactes :
le poids de la raison se dissocie de l’acte.

 

    Aux périodes où boucons enveniment une nation :
    parfois suffit un nom à vous mettre en prison.
    Bienvenue sur la terre, jeune bouture ingénue,
    et nul n’est trop austère pour atteindre son but !

 

D’ici : sourires conquis, alignés aux transepts,
et le savoir acquis d’en savoir faux adeptes.
La foi, un joyau mort qui ne meurt sans renaître :
une fois de plus encore elle n’a pas de diamètre.

 

Mon foie filtre toutes causes dont la bête régit l’axe,
l’âtre est mal qui s’arrose comme une ultime taxe...
s’il vient sonder nos coeurs, salauds comme acrolectes :
le premier régisseur pourra moquer l’insecte.

 

Mon vieux monde n’est pas sourd à la plainte des exclus :
on en fait pas le tour sans y trouver, ému,
de divergents décors à ces villes de pourceaux
où les mots de sages morts sont emplâtres pour sots.

 

Sois bienvenu, morpion, au seuil de nos vieux mondes :
de tous temps l’évasion fut fringale vagabonde.
Temps n'éprouve que vécu aux crachats des egos
et les mains des fourbus seront celles des bourreaux.

 

    Pour leur faire prendre, obliques, aux hommes de tristes voies :
    du ciment et des briques suffisent par quelquefois.
    Bienvenue sur la terre, fournit ton garde-fou,
    pries ce fou millénaire de ne rompre ton cou.

22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 23:53

III - L'inox et le rubis

 

Un toit, une mère, un père dans une terre oubliée

- ce genre de zones agraires qui se finit, maltée,

en flacons distançant les quatre vingts degrés,

où l'on s'aime ignorant, tout en crasses agréées.

 

De l'humus artisans, parents d'un seul enfant,

ils vivent en se voilant du regard des bonnes gens...

en basses messes, leurs voisins, se murmurent un refrain :

"Ceux là font des gamins à défaillance de chiens !"
 

Il vivait de pénibles, tout le monde le savait :

"Un môme aussi flexible nous cache quelques ivraies !"

Des volets verrouillés on l'entendait crier...

mais le village entier préférait l'ignorer.

 

Qu'on condamne sur le fait ces "Si j'avais eu mot..."

car se sont des choses vraies dans des poumons bien faux.

Le scrupule, un théâtre où la cote est mendiée...

et que brûlent dans l'âtre ceux qui l'ont pratiqué.

 

On retrouva, un jour, au parquet du grenier

les restes du prix lourd de proies par trop ruinées...

sous ce ciel incarnat, des képis, des brebis :

le môme portait aux doigts l'inox et le rubis.

20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 23:42

II – Primaties desquelles

 

De bien douces pharmacies dans mon sang serpentant

défont toutes primaties à la tâche du moment.

Primatiales et martiales, elles règnent à grands galops

et ravivent des régals desséchés du sanglot.

 

Elles tarissent, franches et claires, ces achérons remeils,

dans le nerf éviscèrent les tourments du sommeil

et vouent sans contrition aux adieux de la chair

ces maudites intentions de suriner le frère.

 

Elles stimulent aux longs cours les plaisirs de la bête,

ce monstre au grand plastron arborant ses deux têtes :

ravaudant le silex, le visage de la haine

et la face du sexe appétente et très chienne.

 

Il m’arrive de l’aimer à la presser au coeur,

elle qui a tant semé ses baisers racoleurs

aux profondes siccités foisonnant ma psyché :

il m’arrive de pleurer les occasions manquées.

 

La plume elle-même est stone et se voit des courbures

qui même à nos aphones demain seront ratures.

Pourrions-nous méditer aux infondés bien vains

- pour drogués faire fierté - du pétun et du vin ?

11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 20:14

Rejoins moi, bien cher frère, lire à mes manuscrits

ce doux pli qui m’est cher, où salaires te sourient.

Tes yeux par tous épars alcoolisent mes écrits...

s’il t’es lumière à voir : je la veux de transi.

 

En mutisme, mon frère, écoutons tes ennemis :

ne crois pas que j’espère te voir un jour grandi.

A cultiver l’aura, ne le vois donc tu pas ?...

tes pouvoirs sur moi ne pèsent plus un iota.

 

Inities-moi, mon frère, aux choses vraies de mon sang,

prétends-toi des galères, des plus pauvres enfants

mais n’oublie pas, l’ami, de me faire le récit

de ce pauvre Rémy que son clan a occis.

 

Roules avec moi, mon frère, et roulons sans passer

par la case sévère : bien des glas ont sonné.

Comme en purge d’écrire, en jurons je m’élonge...

il ne faut plus me dire : "Je pardonne tes mensonges."

 

Revisitons, mon frère, jusqu’à nos acuités,

nos histoires si fières d’être ainsi déguisées.

Des ratures s’éternisent à tes contes familiaux,

en cabales bien grises : tu fais pauvre griot.

 

Aères-toi l’âme, mon frère, ton remugle est violent :

ton alcool est pervers, tes laïus tout autant.

Si tu ne ressent plus les joies de l’existence :

c’est de toutes ses vertus que le souriceau danse.

 

Danses avec moi, mon frère, et accorde le passé

au passé délétère qui t’a tant dispersé.

Par mégarde je vais en des mots un peu traîtres...

le mal que m’as fait, il faut le reconnaître.

 

Ne commentes pas, mon frère, tes aigreurs de lecture :

tes élans m’indiffèrent comme tes grasses bitures.

Mon frère, dis moi s’il germe trop d’acide au crachoir

quand je trinque à ton sperme désert de tout bâtard.

 

Informes-toi, mon frère, les délits millénaires

se savourent constamment dans le sein d’un même clan.

Mais quelles cuisses exaspèrent tes rancunes, ton dépit ?...

nulle mère n’est que mère et frémit elle aussi.

 

Viens avec moi, mon frère, confesser tes mentis :

les trempes les plus amères étaient pour le petit.

Aux lots des démesures, la maldonne me moqua…

ravales toutes impostures : tu n’as rien pris pour moi.

 

Effaces comme moi, mon frère, du passé les ivraies,

ne dit plus, comme en guerre : "Tu es pour les ***thet."

Pour ma part, sans ber***r, à tes peines je m’égaie...

ce dont tu m’as chargé ne s’appelle pas ****vet.

 

Une unique fois, mon frère, appliques-toi cet arguë

que tu voues à feu père au sommeil des ciguës.

Si, matois, l’avenir t’abonnes aux pires des croix,

ne crois pas devenir fantôme à mon endroit.

 

Infertilises, mon frère, mes desseins paternels :

tes présences primaires corrompraient leur beau ciel.

N’omet pas de m’héler aux neveux à donner...

ton frère est emmanché : ses gamins peuvent souffler.

 

Matricides moi, mon frère, à l’affût des charognes :

tu n’as plus que ton père que tu perd sans vergogne.

Le linge sale se nettoie en sabrant en famille...

je sabrerai ton foie pour en jouir aux papilles.

 

Chantes avec moi, mon frère, ce cadavre qu’est l’amour,

ces cruelles chimères que ne braisent pas mes fours.

Tes intrigues vieillies ont piqué trop de nerfs...

le sang s’est aminci : puisses-tu crever, mon frère.

Published by Jojo D. - dans Vers - pensées
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 11:28

C'est dans un turbin fou - non dans l'expectative -

qu'on cultive ses atouts et des rimes attractives,

les "bravo" de novices sont le pire des poisons :

si je possède un vice : qu'il soit l'incitation.

 

Versifie et pétune au pétun des bonnes pontes :

il n'est de gloire aucune à qui consent, sans honte,

de porter à son crâne les lauriers imbéciles

que polluèrent des ânes en bluettes fébriles.

 

Ne point surtout, gamin, les croire des haruspices :

le spermicide est bien préférable matrice

aux stériles où ne croît nul cactus béni

où lénifier la croix d'un Sahara tari !

 

Sois hardi, écumeur, en langues dépuratives

et pisse de bon coeur aux éloges trop hâtives !

Ils n'ont que le costume du talent qu'ils rêvaient...

souhaites-tu qu'à leur plume s'associent tes cahiers ?

 

Que tu lave de l'injure le junkie, la fatma :

mettre à bas l'écriture ne s'ébauche qu'à l'alpha.

 

Sois imaginatif et prend l'initiative

d'être compétitif - en rimes copulatives :

de ta propre diction du dois être captif

et à nulle ambition ne sois jamais rétif.

 

S'ils sont trop émotifs pour le vers fugitif,

qu'ils meurent ou chrysalident comme il serait plus sage :

nul ravet n'intimide, à l'heure du dépeçage,

la mante impératrice versifiant en sarisse.

 

La musique est école des belles lettres, du bon flow :

elle brise bien des corolles et elle noie sous les flots...

à tes sonnets, poète, ils voudront faire mainmise :

ne leur laisse pas une miette d'une gloire bien acquise !

 

Du haut de ta corniche, tu entendra crier :

"C'est trop beau, sa plume triche et son verbe est dopé !"

Il parleront de toi, rimailleur émérite :

leur aigreur deviendra ta douceur favorite !

 

Tombe insolence, design et commences par l'alpha :

mettre à bas des punchlines ne s'ébauche pas comme ça.

Published by Jojo D. - dans Vers
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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 18:34
Quand vos fils à leur cou supportent les trophées
de jeunes vierges au crin roux, ébène ou bien doré
et qu'ils baisent leur corps d'un pôle à l'autre pôle,
apprenez bien qu'alors ils comédient le rôle.
 
Quand vos fils éperdus eussent déçu vos caprices,
goûtèrent au défendu, à la fièvre, au délice,
quand ma sueur s'est mêlée à leurs pleurs séminaux,
il faut que vous sachiez : ce fut sur vos pageots.
 
Quand vos fils, renaissants, reconnurent en mon lieu
les vertus, les accents de cent femmes qui pour eux
n'égaleront nulle danse en ma seule compagnie,
mères, sachez que vos panses de stérile ont fleuries.
 
Quand vos fils réclamèrent quelques heurts de plus
- non sans rire de leur père que même refuse une grue -
le nectar très amène du mucus glissant,
ceci fera vos peines : a souillé vos divans.
 
Quand vos fils ont statut - à en croire vos dires -
de femelles qu'ont repu l'opale et le désir,
quand ils violent vos décrets - dessous mon influence -
il précède au forfait de glorieuses flatulences.
 
Saisissez avant tout que vos pieuses volontés
n'en firent pas des époux, ni plus des coutumiers
aux matrices qu'ont exclu leur désir pour moi,
il faut que ce soit lu : je vous nui dans la joie.
Published by Jojo D. - dans Vers
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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 14:19

En mon âme il repose, adoucissant ma bile,

votre image qu’indispose mes plus sombres profils

qui, elle seule, sait guider contre vents et marées

cet esquif qu’est le mien vers ces astres païens.

 

Et vous dites : "Qu’aucun bien ne vienne gâter tes vignes,

si l’amour te maintient, qu’il me livre un seul signe."

Je demeure, rien qu’à vous, l’éternel abonné

en espérant, debout,  en savoir en forger.

 

Comme j’ai le sang troublé par votre plaidoyer

qui semble redoubler les brandons du foyer

où vos lèvres disposent de dévouement radieux

qui se prête et s’impose aux cabales d’anciens dieux.

 

Mais ces mains sont elles dignes à toucher votre peau

que j’ai fait mon insigne et mon seul oripeau

dans lequel je bâti – en sérénades infimes –

tout l’amour désappris dont refleuri la cime ?

 

A vos pieds, doux messire, à ces pieds de géant

face auxquels aucune ire, nul amour ni penchant

ne sauraient se sentir sinon que minuscules :

à vos pieds il est pire que sembler ridicule.

 

Aussi j’ai dans ces doigts détrempés par la peur

quelque billet d’émoi - parfumé de cent fleurs -

griffé de mon seul style qui s’étouffe en lui-même :

en immortelles idylles, si j’ose dire, je vous aime.

Published by Jojo D. - dans Vers
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